
Quel bilan doit-on tirer de la pandémie, sur un plan moral ? Qu’est-ce que la crise
sanitaire a révélé de notre rapport collectif au monde ?
À la faveur du traumatisme engendré par cette longue période de confinement, nous
entendons résonner partout un appel à la vie, à l’insouciance, à la liberté retrouvée,
joyeuse et sans entraves. La sociabilité semble reprendre ses droits. La chaleur affective,
dit-on, l’emporte enfin sur la froideur, l’éloignement et la mort : nous nous sommes
imposés des contraintes trop lourdes, et il faut en finir au plus vite – quitte à se défier
des injonctions intempestives à la prudence.
L’heure du bilan moral de la pandémie devrait pourtant nous inviter à davantage de
réserve. Les jours heureux reviendront, mais ce rapide retour à la normale témoigne
d’une décadence tragique de notre civilisation.
Pour Confucius, la grandeur humaine s’exprime en premier lieu par l’effort sur soi et le
souci des autres. Celui qui a le cœur vaillant structure sa conduite de telle façon qu’il
perfectionne son être, et cet équilibre intérieur lui permet de laisser librement s’exprimer
sa tendance naturelle à la générosité.
Certes, l’impéritie de nos gouvernants saute aux yeux. Il fallait être vraiment stupide et
mauvais pour élire de tels bougres. A qui la faute, alors ? Aux gouvernants ou à
l’ensemble de la société ?
La première stratégie de déculpabilisation consiste à rejeter la faute sur nos gouvernants.
Certes, leur impéritie saute aux yeux. Il fallait être vraiment stupide et mauvais pour élire
de tels bougres. A qui la faute, alors ? Aux gouvernants ou à l’ensemble de la société ?
Les citoyens rêvent d’être pris en charge par le pouvoir comme des enfants choyés par
leurs parents. Quand rien ne va plus, ils pleurent, ils crient, ils vitupèrent ; et ils mordent la
main qui les nourrit.
« Pourquoi n’avez-vous rien anticipé ? » La vraie réponse des gouvernants, dépourvue de
toute démagogie, n’aurait pas été facile à entendre : « Nous n’avons rien anticipé parce
que nous sommes aussi irresponsables que vous et que, face au malheur, nous préférons
faire comme si rien de grave n’allait arriver. Une fois au pied du mur, cependant, nous
avons été pris d’un mouvement de panique, jusqu’à perdre tout sang-froid. C’est ainsi,
nous sommes des enfants. »
Les pouvoirs publics, qui n’avaient prescrit aucune mesure sérieuse au moment où elles
s’imposaient le plus, c’est-à-dire au début de la crise, se sont alors retournés contre
l’OMS, en lui reprochant de ne pas avoir tiré la sonnette d’alarme suffisamment tôt – bien
que l’OMS, pendant des mois, n’ait en réalité cessé de rappeler à l’ordre les nations
occidentales.

T.I
- Bien sûr je ne suis pas du tout d'accord avec l'auteure de cet article, qui oublie les
multiples contaminés parfois 3 ou 4 fois malgré leurs vaccinations multiples.
Pas un mot non plus des profits immenses de Big Pharma et Cie et les milliardaires qui ont
doublés leurs fortunes!